Peut être que tu connais déjà le syndrome de Stockholm, ou le syndrome de l’imposteur… Mais est-ce que tu connais le syndrome de l’objet brillant ?!

Je suis pourtant presque sûre que tu as, ou que tu as eu, affaire au syndrome de l’objet brillant dans ta vie.

Est-ce que tu as tendance à avoir 20 objectifs en même temps ?

À changer d’outil d’organisation tous les 4 matins ?

À laisser tomber tes projets en cours de route pour commencer autre chose ?

Si tu as répondu oui à une de ces questions, c’est que tu es victime du syndrome de l’objet brillant !

 

Le syndrome de l’objet brillant, c’est quoi ?

Le syndrome de l’objet brillant, c’est ce qui se passe quand un enfant laisse tomber son jouet préféré pour donner toute son attention au nouveau cadeau que l’on vient de lui faire. C’est aussi ce qui se passe quand tu ajoutes un nouvel habit dans ta garde robe et que tu n’as tout d’un coup d’yeux que pour lui.

Bref, le syndrome de l’objet brillant, c’est le fait de succomber à la nouveauté, voire de lui courir après, plutôt que de rester concentrer sur le projet, l’objectif ou l’outil sur lesquels tu travaillais jusque-là.

Si ça te parle, pas de panique !

D’ailleurs, beaucoup des personnes que j’accompagne en coaching organisation ont cette tendance à passer à autre chose très vite et à avoir une soif très forte de nouveauté, que ce soit en termes d’objectifs ou d’outils d’organisation.

 

Le syndrome de l’objet brillant touche TOUT le monde

Simplement, ça va toucher les gens de manière différente.

Les « victimes de la mode »

Il y a d’abord les « victimes de la mode », qui auront tendance à suivre le mouvement et à sauter sur la nouvelle application dont tout le monde parle par exemple. Côté organisation et gestion du temps, c’est pareil : si tu es passé.e de Asana à Trello puis au bullet journal et à Notion en moins de 6 mois, il y a de grandes chances que tu aies cette tendance à sauter sur le nouvel outil ou la nouvelle méthode dont tout le monde parle. Bref, tu te laisses influencer par l’expérience des autres, en te disant que l’herbe est plus verte ailleurs et que ce nouvel outil dont tout le monde parle est FORCÉMENT la réponse à tous tes problèmes d’organisation.

Les « dispersé.e.s »

Il y a ensuite les dispersé.e.s qui vont commencer quelque chose, se lancer vers un objectif ou dans un projet et laisser tomber avant de finir, trop attiré.e.s par un truc nouveau, une idée qui aura jaillit dans leur cerveau.

Si tu es de type dispersé, tu vas avoir tendance à courir plusieurs lièvres à la fois, et à t’épuiser sans rien finir. Ici, c’est sans doute ton perfectionnisme ou ta peur de l’échec qui parlent. Le syndrome de l’objet brillant agit comme une protection pour ton ego : ben oui, si tu ne finis jamais rien, tu es sûr.e de ne pas être déçu.e du résultat ! Le syndrome de l’objet brillant devient une espèce d’auto-sabotage qui t’évite de te mettre en position d’échec.

Que tu te reconnaisses dans le profil victime de la mode ou dispersé, je te comprends ! Ben oui, quoi de plus stimulant que la nouveauté ? Quoi de plus attirant que de se lancer dans quelque chose de nouveau, et d’apprendre encore et toujours ?

Personnellement, ça fait partie de ce qui me motive au quotidien !

Mais est-ce que ça veut dire que le syndrome de l’objet brillant est indolore ?

Certainement pas !

 

Les conséquences du syndrome de l’objet brillant

Si tu as tendance à te disperser ou à sauter sur la nouveauté, tu t’exposes à un certain nombre de conséquences que tu préférerais éviter !

1. Tu ne vas pas au bout des choses

Des projets, tu en as plein, mais rien ne se concrétise jamais vraiment, car tu as du mal à finaliser ce que tu commences. Tu sautes d’un objectif à l’autre sans les atteindre vraiment. À long terme, tu risques bien de nourrir un sentiment d’échec un peu généralisé.

Et c’est tout ce que je ne te souhaite pas !

Pire encore, à force de céder au syndrome de l’objet brillant, tu ne capitalises JAMAIS sur ton travail. Tu te disperses, tu cours partout, mais tu ne récoltes jamais vraiment les fruits de ton travail.

2. Tu perds un temps précieux

Si tu as tendance à changer d’outil ou de méthode d’organisation très très régulièrement, tu ne peux pas être efficace !

Changer d’outil ou de méthode, ça veut dire se familiariser avec un nouveau mode de fonctionnement, mettre en place de nouvelles habitudes, voire migrer toutes tes tâches, tes notes et tes projets d’un outil à l’autre. Si tu fais cet effort tous les 2 mois, tu ne laisses pas le temps à l’outil choisi de faire ses preuves… Et tu ne te laisses pas le temps, encore une fois, de profiter de l’effort de migration et d’apprentissage que tu auras fait pour passer d’un outil ou d’une méthode à l’autre.

J’en profite pour répéter, pour enfoncer le clou encore une fois dans cet article, que les outils et les méthodes ne sont PAS des solutions aux problèmes d’organisation.

Enfin, si, mais certainement pas sans travailler aussi sur sa procrastination, sa confiance en soi ou son perfectionnisme par exemple. Je pense que si les outils étaient une solution miracle, je n’aurais juste plus de métier !

Car mon travail en tant que coach organisation, ce n’est pas de te dire quel outil utiliser en te promettant que ça résoudra tous tes problèmes.
Mon job, c’est de t’aider à construire un système d’organisation qui fonctionnera pour TOI. Et qui te permettra de retrouver de la sérénité et d’avancer.

3. Tu vides ton porte-monnaie

On ne va pas se mentir, si tu as tendance à sauter sur TOUTES les formations en productivité que tu vois passer, ou que tu as déjà investis dans 15 agendas différents sans avoir les résultats que tu espérais, il est temps de te rendre à l’évidence : le syndrome de l’objet brillant est en train de te coûter cher !

Maintenant que tu en sais un peu plus sur le syndrome de l’objet brillant, il est temps de sortir de la théorie pour passer à la pratique !

Car c’est bien beau de savoir qu’on a tendance à céder au syndrome de l’objet brillant, mais ça ne te dis pas comment en sortir.

Ouvre bien grand tes yeux et lis attentivement ce qui suis, car c’est ce que je vais te partager tout de suite !

En réalité, je pense que comme la procrastination, le syndrome de l’objet brillant n’est souvent que le symptôme d’autre chose comme : la peur de l’échec, le perfectionnisme, le manque de confiance en soi etc.
Et finalement, ce n’est pas une astuce qui te permettra de travailler sur les causes profondes de ton syndrome de l’objet brillant.

Mais ça ne va pas m’empêcher de partager avec toi 5 astuces que tu peux facilement mettre en place pour commencer à traiter les conséquences du syndrome de l’objet brillant dans ton quotidien.

C’est parti !

5 astuces pour éviter le syndrome de l’objet brillant en organisation

Astuce numéro 1 : ce qui est nouveau n’est pas toujours meilleur

Pour éviter de céder au syndrome de l’objet brillant il faut déjà bien distinguer ce qui est nouveau et ce qui est meilleur.

Oui, je sais que j’enfonce une porte ouverte, mais un rappel ne fait jamais de mal : ce qui est nouveau n’est pas forcément meilleur ! Évidemment, éviter le syndrome de l’objet brillant, ça ne veut pas dire rejeter en bloc tout ce qui est nouveau. C’est simplement apprendre à rationaliser les choses et évaluer une option nouvelle pour savoir si elle est MEILLEURE que ce que tu as déjà.

C’est notamment le cas pour tout ce qui est formation, méthode ou outil d’organisation. Est-ce que ce que tu viens de découvrir est objectivement plus adapté à tes besoins que ce que tu utilises déjà ?

Qu’est-ce qui fait que rationnellement, c’est une bonne idée de tester ce nouvel outil ?

Rien que de se poser 5 minutes pour répondre à ces questions ou faire un petit tableau pour / contre peut t’éviter de tomber dans le piège de l’objet brillant !

 

Astuce numéro 2 : Fonctionne avec une wishlist

Ça veut dire quoi exactement ?

Si tu as tendance à foncer tête baissée dans de nouveaux projets avant d’avoir fini ceux en cours, je te propose de fonctionner avec une wishlist. C’est à dire une liste de trucs que tu voudrais faire, d’idées que tu aimerais explorer.

Le principe est le même que si tu faisais une liste de choses que tu aimerais acheter, mais tu n’as pas le budget pour tout prendre : tu fais une liste de ce que tu aimerais dans l’idéal, puis tu fais le tri pour ne garder que ce qui est vraiment utile et pertinent.

En organisation, tu peux utiliser la wishlist de la même manière : quand tu as une idée, ou envie de t’engouffrer dans un nouveau projet, note ton idée avec tous les détails qui te viennent en tête dans ta wishlist. Laisse quelques semaines passer, puis reviens sur cette idée qui te paraissait si géniale au moment où tu l’avais noté.

Ce petit laps de temps que tu laisses entre le moment où tu notes l’idée et le moment où tu reviens dessus va te permettre de prendre un peu de recul, et de laisser l’effet de la nouveauté s’évaporer un peu. Tu pourras alors regarder l’idée ou le projet que tu as noté avec des yeux plus objectifs.

👉🏻 Avec un peu de recul, est-ce que tu as vraiment envie de te lancer dans ce projet ?

👉🏻 Est-ce que c’est plus important et plus urgent que ce que tu es déjà en train de faire ?

👉🏻 Si tu ne réalisais jamais ce projet ou cette idée, qu’est-ce qui se passerait ?

Bref, laisse toi le temps de la réflexion au lieu de te précipiter dans la nouveauté tête baissée !

 

Astuce numéro 3 : Fais une detox digitale

Rien de mieux que d’éliminer les sources de distraction ou de tentation pour rester concentré.e.

Et je suis sûre que tu le constates aussi : les réseaux sociaux sont une immense source de tentations en tout genre. Ils regorgent d’objets brillants et d’influence que tu peux parfaitement éviter en ayant recours à une petite détox digitale.

Alors oui, ce n’est peut être pas si simple que ça à tenir, car on se retrouve facilement happé.e.s par les écrans, mais promis, le jeu en vaut la chandelle !

Tu suis jusque là ?

Astuce numéro 4 : Donne-toi un cadre

Rien de plus simple : l’idée est de passer un contrat avec toi-même en limitant le nombre de projets en cours à 3. Je dis 3 comme je pourrais potentiellement dire 5, mais en réalité, 3 projets, c’est en général ce qui marche le mieux.

C’est suffisant pour avoir par exemple 2 projets pratiques et 1 projet pur plaisir. Et c’est suffisamment peu pour que tu puisses concentrer ton énergie et avancer régulièrement sur chacun de tes 3 chantiers.

Tu te dis peut-être que tu n’as pas envie de te restreindre et que 3 projets, c’est trop peu pour toi. Et je te laisse évidemment seul.e juge de ce que tu es capable de faire.

Mais il n’y a pas de secret : plus tu multiplies le nombre de projets sur lesquels tu t’embarques, moins tu avances vite. C’est d’ailleurs tout le piège du syndrome de l’objet brillant !

 

Astuce numéro 5 : Clarifie le POURQUOI de ton projet

Dernier conseil, et sans doute le plus important : avant de te lancer dans quelque chose, mets toi au clair sur POURQUOI tu le fais.

Ton efficacité et ton organisation ne dépendent pas d’un outil ou d’une méthode.

Ta réussite ne repose pas sur ce projet que tu brûles de lancer alors que tu as déjà trop de choses dans ta to-do list.

Pour éviter le syndrome de l’objet brillant, la meilleure stratégie consiste encore à mettre au clair les raisons de tes choix. Car suivre son instinct, c’est bien, mais ce n’est pas forcément une si bonne idée que ça si tu tombes facilement dans le syndrome de l’objet brillant.

Crois-moi, tu n’as pas envie de te lancer encore une fois à corps perdu dans un nouvel objectif, de perdre ta motivation au bout de quelques semaines et de t’épuiser à force de ne rien finir vraiment.

Alors si une idée te titille, que tu as envie de te lancer un nouveau défi, demande toi d’abord à quoi est-ce que le temps et l’énergie que tu vas consacrer à ce changement doit servir :

👉🏻 Est-ce que ça va te permettre d’atteindre un de tes objectifs plus rapidement ou facilement ?

👉🏻 Est-ce que ça va te simplifier la vie au quotidien ?

👉🏻 Est-ce que ça va te permettre de résoudre un problème auquel tu es confronté.e ?

👉🏻 Est-ce que c’est quelque chose que tu vas prendre VRAIMENT plaisir à faire jusqu’au bout ? Car c’est ok de te lancer dans quelque chose par pur plaisir ! Le tout est d’en avoir conscience dès le début et que ça ne devienne pas une excuse pour procrastiner des choses plus urgentes ou importantes

👉🏻 Est-ce que ça répond à un VRAI besoin ?

Si tu n’as pas répondu oui à au moins une de ces questions, il y a de fortes chances que tu sois en train de plonger la tête la première dans le syndrome de l’objet brillant… Et de créer par la même occasion un écran de fumée pour cacher ce qui est réellement important pour toi, mais qui te fais peur !

Tu as tout ce qu’il faut pour réussir à aller au bout de tes projets !

Ne laisse pas les objets brillants te détourner de tes vrais objectifs, et reste concentré.e sur ce qui compte vraiment !